L'exploration de nouvelles ressources minières

Exploration

L’exploration consiste à identifier de nouvelles ressources exploitables d’uranium. Elle s’effectue par paliers successifs : lorsque des indices d’uranium sont découverts, la présence d’un gisement doit être confirmée avant d’en vérifier la viabilité technique, économique et environnementale.

L'exploration, une activité à long terme

Les activités minières d’AREVA commencent par une phase d’exploration. Des techniques de prospection spécifiques sont mises en œuvre pour identifier de nouveaux gisements d’uranium exploitables, avant que ne débute l'exploitation proprement dite.

L'exploration se fait par paliers successifs. Cette recherche s’affine au fur et à mesure, selon une méthodologie rigoureuse :

  • étude géologique de la région,
  • interprétation de photos aériennes et d'images satellites,
  • techniques géophysiques, comme par exemple les mesures radiométriques aériennes (repérage des rayonnements potentiellement émis par les roches uranifères),
  • mesures radiométriques sur le terrain,
  • sondages de reconnaissances et échantillonnages,
  • étude de la chimie des sols et des eaux.

Lorsque des indices sont rassemblés, l'exploration s’effectue selon un quadrillage (ou « maillage ») de plus en plus fin, avec des sondages systématiques. Ces travaux permettent d’évaluer la taille du gisement et d’estimer s’il est économiquement exploitable. Ils sont réalisés dans le cadre de permis d'exploration pouvant donner ultérieurement accès à des permis d'exploitation du gisement.

L'exploration peut s’avérer longue et coûteuse. Elle peut durer entre 10 et 15 ans voire au-delà et nécessiter jusqu’à 50 M€ d'investissements.

Entre la détection de la présence du minerai d'uranium et la mise en exploitation d'un gisement, il peut s'écouler en moyenne 15 ans.

Le minerai d’uranium : une ressource précieuse

L'uranium naturel est un métal gris, dur et très dense. Il contient 2 principaux isotopes :

  • U 238  pour 99 %, non fissile,

  • U 235  pour 0,7 %, fissile.

Dans la nature, il est relativement répandu dans l’écorce terrestre (3 grammes par tonne en moyenne), associé à d’autres corps chimiques sous forme de minerai. Les gisements actuellement en exploitation contiennent de quelques centaines de grammes à plusieurs kilogrammes d’uranium par tonne de minerai extrait. Certains gisements exceptionnellement riches peuvent contenir jusqu’à 200 kg d’uranium par tonne de minerai.

La viabilité d’un projet d’exploitation minière

Avant la mise en exploitation du gisement, il est nécessaire de vérifier la viabilité technique et économique de la mine. Il faut pour cela répondre à une série d’interrogations.

  • La technique d’extraction et de traitement du minerai retenue est-elle la plus appropriée ? Une phase d’exploitation test (appelée « pilote ») est toujours mise en œuvre pour s'en assurer.
  • L'exploitation sera-t-elle rentable, compte tenu des coûts de production et des prix de vente attendus de l'uranium ?
  • Quels sont les impacts du projet sur l'environnement et sur la vie des populations locales pendant et après l'exploitation ?

Le développement d'un projet minier s'effectue en étroite collaboration avec les populations et les autorités locales afin d'aboutir à la meilleure solution sur le plan technique, économique et environnemental.

Contacts d'AREVA  au Niger
Les implantations d'AREVA au Niger
Exploitation, traitement du minerai

Le potentiel uranifère du Niger est actuellement mis en valeur par deux sociétés de droit nigérien : SOMAÏR et COMINAK, dont AREVA est le principal actionnaire.