Diffusion par Public Sénat d'un reportage sur les mines d'uranium au Niger et au Gabon : Mise au point de Jacques-Emmanuel Saulnier, porte-parole d'AREVA

Brève

08 décembre 2009

08 décembre 2009

Suite à la diffusion par Public Sénat d’un document qui présente de manière trompeuse l’exploitation de l'uranium au Niger et au Gabon, ainsi qu’à la parution dans Télérama de propos de son réalisateur Dominique Hennequin, le porte-parole d'AREVA lui a adressé le courriel suivant pour effectuer une mise au point sur les conditions de réalisation du reportage.

"Monsieur,

Je prends connaissance de vos propos rapportés par Télérama dans son édition du 09 décembre 2009.

Ils confirment l'esprit de ceux que vous avez tenus lors de l'enregistrement de l'émission à laquelle nous avons participé ensemble sur Public-Sénat, et que j'ai alors rectifiés.

Vous nous avez sollicités pour visiter nos sites miniers du Niger en avril 2009. Nous vous y avons reçu en septembre dernier.

Le fait de vous avoir ouvert nos portes n'a rien d'exceptionnel. Plus de 50 journalistes se sont rendus à Arlit l'an passé.

Votre reportage ne présente donc aucun caractère exclusif.

De notre côté, si nous avions voulu réaliser une "opération de com", comme Samuel Gontier le retient de votre échange, nous aurions choisi une autre audience que celle offerte par Public-Sénat, soyez-en assuré.

Les conditions d'accueil, et notamment les mesures de sécurité, dont votre équipe a bénéficié ont été fixées du fait de la situation politique locale.

Lors de votre séjour, la région d'Arlit était soumise à des mesures de restriction de circulation décrétées par le gouvernement du Niger. Celles-ci, vous le savez, avaient déjà allongé les délais d'octroi des autorisations de séjour, procédure pour laquelle nous vous avons apporté notre soutien.

En dépit de ces circonstances, tous les moyens humains et matériels ont été mis en œuvre pour que vous puissiez effectuer votre travail dans les meilleures conditions possibles, sans rien empêcher des visites et rencontres que vous souhaitiez faire. Je note que sur les 6 jours que vous avez passés sur place, 2 l'ont été en dehors de notre présence.

C'est pourquoi, il est malhonnête de laisser entendre le contraire et outrancier de comparer l'accueil d'AREVA à celui de la Corée du Nord.

Que vous vous mettiez en scène en pionnier isolé en terre hostile est trompeur pour le téléspectateur ou le lecteur auprès duquel vous tentez de valoriser votre reportage.

Que vous vous livriez à un amalgame géopolitique de ce type pour qualifier la manière dont notre Groupe vous a ouvert ses portes est insultant pour celles et ceux de mes collègues qui, au siège ou au Niger, se sont mobilisés à cet effet.

Pour travailler depuis près de 11 ans à plus de transparence dans l'industrie nucléaire, j'ai rarement lu quelque chose d'aussi consternant.

Le sujet que vous avez choisi de traiter mérite de l'être de manière rationnelle, dans le respect de celles et ceux qui, à tort ou a raison - les Observatoires de Santé mis en place avec Sherpa et Médecin du Monde le diront - s'estiment lésés et attendent des réponses.

Dans ces conditions, mes équipes ont pour instruction de ne plus donner suite à vos sollicitations.

Cette position sera rendue publique par le biais de notre site Internet."

Jacques-Emmanuel Saulnier
Directeur de la Communication
Porte-parole du Groupe AREVA