NIGER : le projet PUMA obtient le certificat de conformité environnementale

Actuelle unité CONTACT avec emplacement de l’extension PUMA – Photos d’une unité similaire, réalisée en Arabie Saoudite par le même fabricant

28 décembre 2012

Le 24 décembre 2012, le gouvernement nigérien a remis à la SOMAÏR le certificat de conformité environnementale relatif à la construction d’une Petite Unité pour pallier le Manque d’Acide – projet PUMA – pour augmenter la capacité de production d’acide sulfurique sur le site industriel.

Un projet industriel d’envergure

Ce projet répond aux enjeux du site minier dont l’augmentation de la production annuelle de l’uranium, grâce au développement de la lixiviation en tas, nécessite un volume d’acide sulfurique plus important pour traiter l’ensemble du minerai extrait.

AREVA a opté pour une solution interne la plus rentable possible : investir dans une unité d’appoint d’une capacité de 100 tonnes d’acide par jour, soit 30 000 tonnes par an. L’unité PUMA viendra ainsi compléter la production de l’actuel atelier CONTACT, dont la capacité a progressivement été augmentée au cours des deux dernières années pour atteindre 330 tonnes d’acide par jour.

Le procédé chimique de transformation du souffre en acide sulfurique restera identique : fusion du soufre solide, filtration et combustion du souffre fondu, oxydation catalytique du souffre par air sec, puis simple absorption pour transformer l’oxyde sulfurique gazeux en acide sulfurique liquide.

Par ailleurs, dans le cadre de la politique de progrès continu du groupe, l’unité PUMA sera dotée d’un laveur de gaz pour traiter les gaz restants, et réduire au maximum les rejets dans l’atmosphère.

Etude d’Impact Environnemental et Sociétal

Dès le mois de mars 2012, ce projet a été présenté au gouvernement nigérien, et les collaborateurs d’AREVA et de la SOMAÏR ont pu travailler en équipes sur le rapport de l’Etude d’Impact Environnemental et Sociétal (EIES) du projet, expliquant en détails tous les aspects environnementaux liés à ce procédé chimique.

Remis aux autorités locales fin octobre 2012, il a été présenté en audience publique et analysé au cours d’un atelier de validation, réunissant des représentants du Bureau d’Evaluation Environnementale et des Etudes d’Impact (BEEEI), des services techniques de l’Etat, d’ONG, de la société civile et des autorités locales d’Arlit et Agadez.

Grâce à l’obtention du certificat de conformité environnementale, les travaux de construction de l’usine, qui sera implantée sur une surface d’environ 1 200 m2, vont pouvoir démarrer avec une mise en service des installations attendue au 2ème semestre 2013.