
Quels aspects sont pris en compte dans le processus de validation ?
Que représente la relation économique entre AREVA et le Niger ?
L'arrivée de nouvelles sociétés minières influe-t-elle sur le partenariat entre AREVA et le Niger ?
AREVA est déjà engagé dans des actions de solidarité avec les populations locales à hauteur de 6 millions d’euros par an au cours des cinq prochaines années. Imouraren viendra-t-il renforcer ce montant ?
Les retombées économiques de l’exploitation minière du groupe bénéficient-elles aux populations locales ?
Quelles sont les conditions d’exploitation dans les mines d’AREVA au Niger ?
Quelle place tiennent les questions de santé publique dans la politique minière du groupe ?
Quelles mesures l’activité minière d’AREVA prend-elle pour préserver l’environnement ?
Quels aspects sont pris en compte dans le processus de validation ?
La décision d’attribution du Permis d’Exploiter du gisement minier d’Imouraren intervient après trois ans de travaux intenses et nécessaires de recherche géologique et de développement minier qui ont conduit à l’étude de faisabilité acceptée par AREVA puis présentée au gouvernement nigérien. Elle couronne un processus réglementaire approfondi de validation des aspects industriels, sociaux et environnementaux du projet. Ce dernier aspect a d'ailleurs nécessité de nombreux ateliers thématiques avec les ministères concernés (mines, environnement, hydraulique...) dont une audience publique de 5 jours à Agadez. Les équipes d’AREVA ont démontré leur transparence et leur expertise. Après l’obtention d’un accord de principe en janvier 2008, il a fallu ensuite concrétiser le terme « gagnant-gagnant » du partenariat en peaufinant les statuts de la future société d’exploitation et en s’accordant sur la convention minière qui lie pour 20 ans la société et l’État du Niger.
Il s’agit du plus grand projet industriel jamais envisagé au Niger et de la deuxième plus grande mine d’uranium à ciel ouvert au monde, qui engage AREVA et le Niger collectivement sur près de 40 ans. Cette décision méritait le temps de la réflexion et des discussions (9 mois). Cette durée d’élaboration souligne l’extrême qualité de ce partenariat.
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Que représente la relation économique entre AREVA et le Niger ?
L’exploitation des ressources naturelles au Niger représente une part importante de son économie. Que ce soit pour l’élevage ou les matières premières, l’apport au budget de l’Etat est conséquent.
En 2007, le groupe a extrait 3153 tonnes d’uranium sur ses deux sites miniers d’Arlit (SOMAIR et COMINAK), soit environ 7 % de la production mondiale. Pour AREVA, cela représente aujourd’hui près de 50% de sa production annuelle tandis que l’Etat du Niger en retire 5 % de son PIB et 30 % de ses exportations. Avec l’exploitation d’Imouraren qui doublera à minima la production future du pays, l’apport à l’économie nigérienne sera plus important.
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L'arrivée de nouvelles sociétés minières influe-t-elle sur le partenariat entre AREVA et le Niger ? AREVA est un partenaire fidèle du pays depuis 40 ans et l’arrivée de compagnies concurrentes permettra d’avoir un point de comparaison avec ce qui est fait par le groupe au Niger. Dans les années 1980, quand les cours de l’uranium se sont effondrés et que les mines fermaient un peu partout dans le monde, le groupe a poursuivi seul l’exploitation des gisements du Niger abandonnés par les autres investisseurs internationaux. L’engagement du groupe a permis de faire vivre 2 000 collaborateurs nigériens et leurs familles, soit plus de 20 000 personnes.
Dans un contexte de redressement du marché de l’uranium, le Niger a tout naturellement décidé de diversifier ses partenaires et pour cela, a attribué depuis 2006, plus d’une centaine de permis de recherche à des compagnies étrangères, essentiellement chinoises, canadiennes, indiennes, sud-africaines et anglo-australiennes. Le pays a besoin de se développer, et ses ressources naturelles doivent l’y aider ; les autorités agissent donc pour l’intérêt national. Mais le partenariat conclu entre AREVA et le pays, montre qu’aux yeux du Niger le groupe reste une référence industrielle.
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AREVA est déjà engagé dans des actions de solidarité avec les populations locales à hauteur de 6 millions d’euros par an au cours des cinq prochaines années. Imouraren viendra-t-il renforcer ce montant ?AREVA va poursuivre et renforcer la politique qu’il mène en faveur du développement socio-économique du Niger. Les actions concernent aujourd’hui les domaines de la santé, de l’éducation et de la formation, des transports et de l’accès à l’eau et à l’énergie des populations locales. L’exploitation d’Imouraren permettra de renforcer les capacités financières dont dispose le fonds mis en place avec les autorités locales pour venir en soutien des projets des communautés de la région.
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Les retombées économiques de l’exploitation minière du groupe bénéficient-elles aux populations locales ? AREVA aide l’Etat du Niger aussi bien dans son action en faveur du développement socio-économique national que local. C’est un devoir d’éthique conforme aux valeurs partagées au sein du groupe. AREVA soutient ainsi le projet national de lutte contre la pauvreté et la réduction de la crise alimentaire dans son application régionale proche de ses sites en contribuant à hauteur de 17 millions d’euros sur cinq ans au programme de recherche d’eau et d’irrigation dans la plaine de l’Irhazer.
Il faut reconnaitre que sur place aujourd’hui, le conflit auquel le pays doit faire face ne rend pas facile et serein l’exercice de la responsabilité sociale et sociétale. Les attentes des populations et des communautés sont, il est vrai, énormes. L’approche proposée par le groupe est à la fois structurée et pragmatique. AREVA a planifié la mise en œuvre progressive des chantiers que le groupe juge structurants sans inhiber les actions lancées depuis l’origine (les années 60) par les deux sociétés minières du groupe (soins hospitaliers gratuits et divers soutiens : eau, électricité, construction de classes...). Le tout correspondant effectivement à une enveloppe d’environ 6 millions d’euros par an sur les prochaines années.
Ces chantiers ont consisté en un complément d’actions relatives aux besoins essentiels dans les secteurs de la santé de l’éducation et de la culture, puis, dans une démarche de co-développement, par la mise en place participative d’une structure (Comité bilatéral d’orientation) et d’un fond de développement favorisant les initiatives de la jeune démocratie décentralisée locale, les communes rurales (nomades) et urbaines (Arlit). Cette démarche sert aujourd’hui de référence au développement des autres régions du Niger.
Plus précisément, AREVA a par exemple initié un partenariat public/privé avec le gouvernement nigérien et l’association ESTHER, qui permet enfin le développement d’un programme de dépistage et de traitement du VIH/SIDA dans le Nord Niger.
Dans le domaine de l’éducation, AREVA finance la formation de 70 ingénieurs et techniciens supérieurs sur les 5 prochaines années à l’école d’ingénieurs de Niamey, l’EMIG, ainsi que la rénovation de l’école des mines de l’Aïr d’Agadez (EMAÏR) et la formation de 200 jeunes conducteurs d’engins dans la perspective du projet Imouraren. Parallèlement, en partenariat avec le Comité Français de Secours à L'Enfance (CFSE), AREVA soutien la création à Niamey d'un Centre de formation professionnelle aux métiers de la panification pour une durée de trois ans (2007/2009). Trente deux jeunes en difficulté d’emploi y seront formés et accompagnés pour leur réinsertion professionnelle.
Le chantier de ces prochaines années concerne l’aide au développement socio-économique et à la création d’emplois. Ainsi, le projet d’électrification des quartiers de la ville induite d’Arlit est un exemple de démarche partenariale (public-privé-associatif) pilote visant à créer les leviers du développement socio-économique local (micro-métiers). Il a été accompagné d’une politique de microcrédit avec l’appui du Crédit Mutuel. Afin d’accompagner les jeunes entreprises, AREVA vient tout récemment de signer un partenariat avec la société de capital risque SINERGIE dont AREVA est membre.
L’arrivée potentiellement massive de nombreux acteurs miniers peut être à la fois une source d’emplois industriels, une manne financière et un fort levier de développement, mais aussi l’origine d’un profond déséquilibre culturel et socio-économique local. On a pu ainsi entendre les porte-parole des différentes communautés exprimer très légitimement leur désir de voir se développer, et surtout ne pas s’éteindre, leurs activités d’élevage, de nomadisme, de maraichage et de tourisme. Cependant, dans cette région aride un tel développement, industriel compris, ne pourra se réaliser sans eau.
Les découvertes hydrogéologiques faites ces deux dernières années sur la zone restreinte d’Imouraren (7,8 milliards de m3 d’eau fossile dans les aquifères, dont 30 % impropre à la consommation) laissent percevoir qu’à l’échelle du bassin, la ressource pourrait être considérable. Reste à réaliser l’inventaire de quantité et de la qualité de cette ressource non ou peu renouvelable, puis à planifier son utilisation. Le Niger y serait prêt mais la dépense est telle qu’une aide internationale est indispensable.
Ainsi, le regain d’intérêt pour l’uranium peut devenir pour les territoires du Nord Niger une vraie opportunité de progrès. Mais la concrétisation de cet espoir nécessite un véritable plan régional d’aménagement et de développement, ainsi que de la solidarité.
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Quelles sont les conditions d’exploitation dans les mines d’AREVA au Niger ?Elles sont identiques à celles des autres mines du groupe au Canada, au Kazakhstan ou autrefois en France. Les filiales nigériennes d’AREVA affichent un taux d’accident (que l’on appelle également taux de fréquence) près de dix fois inférieur à la moyenne de l’industrie française. Une entreprise comme la SOMAIR affichait, il y a encore peu de temps, près de deux ans sans accident de travail avec arrêt pour l’un de ses salariés : il s’agit à l’échelle de la sous-région d’un résultat tout à fait exceptionnel.
Par ailleurs, le groupe effectue tous les contrôles nécessaires à la bonne tenue de ses activités. Sur leur lieu de travail, les travailleurs bénéficient d’équipements de sécurité adéquats et sont contrôlés par l’inspection du travail. En termes de radioprotection, AREVA va au-delà de la législation nationale et de la norme internationale la plus récente en fixant un seuil maximal de 18mSv/an au lieu des 20mSv/an préconisés. Suivis dosimétriques et visites médicales permettent de contrôler les intervenants régulièrement et plus de 30 000 mesures sont effectuées annuellement sur les deux sites pour contrôler l’impact de la radioactivité.
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Quelle place tiennent les questions de santé publique dans la politique minière du groupe ? AREVA y est tout particulièrement attentif. En dépit des analyses et des audits indépendants effectués au cours des dernières années qui ont tous démontré l’absence de dangers pour la santé des populations riveraines, toutes les inquiétudes ne sont pas dissipées. AREVA comprend que la mine d’uranium et la radioactivité suscitent des craintes, les questions qui sont posées sont légitimes et AREVA y répond.
Considérant qu’il fallait apporter une réponse exemplaire à ces inquiétudes, AREVA a créé des « Observatoires de la Santé » autour de ses différents sites miniers, actuels ou passés. Leur objectif : réaliser un suivi post-professionnel des anciens travailleurs et une veille sanitaire des populations riveraines permettant de déterminer les effets de l’industrie uranifère sur leur organisme. Il s’agit d’une première mondiale qui sera placée sous l’égide des autorités nationales et comptera avec la participation d’organismes scientifiques et d’ONG, dont certaines ont été autrefois des détracteurs d’AREVA. Grâce à ces structures novatrices, un dialogue multipartite autour de l’impact sanitaire de l’uranium pourra être instauré, permettant d’apaiser les dernières inquiétudes à ce sujet.
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Quelles mesures l’activité minière d’AREVA prend-elle pour préserver l’environnement ? Les impacts potentiels de l’exploitation d’Imouraren ont fait l’objet d’une étude de plus de 1 000 pages qui a été soumise et adoptée par les populations et les autorités du Niger en mai 2008. AREVA a d’ailleurs reçu un « Certificat de Conformité Environnementale » pour ce projet en juillet de la même année, sans lequel le Permis d’Exploiter n’aurait pu être délivré.
Actuellement, SOMAIR et COMINAK sont les seules entreprises au Niger certifiées ISO 14001. La surveillance de l’environnement y fait l’objet d’un plan d’action précis : l’eau, l’air, la chaine alimentaire, les sols et les populations font l’objet d’un suivi régulier et encadré par l’Etat. Des centaines de mesures sont effectuées chaque année, et des plans d’économie des ressources, notamment hydriques, ont été mis en place. A la suite de vols enregistrés par le passé, les sociétés minières d'AREVA exercent des contrôles renforcés sur les matériels utilisés (ferraillages, outillage) et veillent avec le Ministère des mines à ce qu’aucune ferraille contaminée ne séjourne dans le domaine public.
La mine est souvent considérée dans le monde comme une source d’activités éphémères. AREVA souhaite que la mine soit source de richesse et de développement pérennes. Cette ambition anime toutes les équipes du groupe.
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